explorer le dossier racine » Recherche » publications » moteur de recherche

par page
  • Type : publications
  • 1998
  • Revue : Economie Appliquée
    • à comité de lecture (a)
    • note CNRS : 4
    • note AERES : B
  • n° 1
  • p. 53-76
  • N.B. : Tome LI

La dimension historique du temps dans une théorie néo-autrichienne de la firme et de l’organisation de l’industrie

Auteur(s) : DULBECCO [P]

Abstract / Résumé : L'objet de cet article est de revenir sur les fondements d'une théorie dynamique de la firme i.e. qui permette d'appréhender la variété des comportements d'entreprise dans une perspective dynamique. Dans le débat relatif au développement de ce qu'il est convenu d'appeler les nouvelles théories de la firme, il s'agit pour nous de souligner tout l'intérêt qu'il y a de considérer de très prés une théorie néo-autrichienne de l'entreprise dont la principale prouesse est de proposer une analyse du comportement dans le temps -historique- des plans de production des entreprises Nous nous fondons pour ce faire sur une contribution relativement ancienne de J.R.Hicks élaborée dans le contexte très particulier du débat relatif à la nature et au rôle de l'excédent de capacité dans la version harrodienne de la théorie de la concurrence imparfaite. En critiquant la reformulation harrodienne de la théorie de la concurrence imparfaite Hicks fournit en effet dés 1954 les fondements d'une théorie néo-autrichienne de l'entreprise et de l'organisation de l'industrie. C'est toutefois à G.B. Richardson (1960) qu'il appartiendra de développer cette approche dans une étude générale de la coordination dans le temps des activités économiques des firmes. Nous avons qualifié d'historique le temps qui rythme l'analyse de manière à traduire à la fois la nature séquentielle de la causalité, le caractère irrévocable du processus temporel et la nature indéterminée des résultats.